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Référencement local pour un artisan : ce qui compte vraiment

Le référencement local est un jeu bien plus étroit que le SEO général, et la plupart des coups gagnants sont ingrats. Voici l'ordre dans lequel ils valent la peine.

Le référencement a la réputation d'être compliqué, et à l'échelle nationale il l'est. Pour une entreprise qui rayonne sur trente kilomètres, c'est beaucoup plus étroit et beaucoup plus concret. Vous n'affrontez pas tout internet. Vous affrontez la poignée d'entreprises de votre métier dans votre secteur, dont la plupart n'ont rien fait.

La fiche Google Business en premier

Pour un artisan local, la fiche qui apparaît dans Google Maps génère souvent plus d'appels que le site lui-même. Elle est gratuite, elle demande un après-midi pour être remplie correctement, et c'est la première chose à faire.

  • Remplissez tous les champs. Catégories, zones desservies, horaires, prestations, attributs.
  • Ajoutez de vraies photos, et continuez d'en ajouter. Une fiche mise à jour signale une entreprise en activité.
  • Faites en sorte que le nom, l'adresse et le téléphone soient identiques partout où ils apparaissent en ligne.
  • Demandez un avis à un client satisfait, en personne, au moment où il est content. Personne ne laisse d'avis depuis un e-mail deux semaines plus tard.

Écrivez des pages comme les gens cherchent

Personne ne tape « solutions résidentielles de qualité ». On tape « réparation toiture » suivi d'un nom de commune, ou on tape son symptôme : « tuiles envolées après tempête ». Vos pages doivent utiliser les mêmes mots.

Cela veut dire une page par prestation plutôt qu'une page qui les liste toutes. Une page intitulée « Réparation de toiture » peut se positionner sur la réparation de toiture. Une page « Nos services » qui la mentionne dans une liste à puces parmi onze autres, non.

Les pages locales, faites honnêtement

Une page par commune réellement desservie est légitime et efficace. Cent pages générées depuis un modèle, identiques à part le nom de la ville, c'est du spam, et les moteurs savent le repérer depuis des années.

Le test, c'est de savoir si la page contient quelque chose de vrai et de spécifique sur le fait de travailler à cet endroit. Des chantiers que vous y avez faits, la distance depuis votre base, le type de bâti. Si vous ne pouvez pas écrire trois phrases honnêtes sur une commune, vous ne devriez probablement pas avoir de page pour elle.

La partie technique est plus petite qu'on ne le dit

Pour un site de dix ou vingt pages, le référencement technique tient davantage de la liste de contrôle que de la discipline permanente. Il faut que ça charge vite sur téléphone. Chaque page a son titre et sa description. Les titres se suivent dans l'ordre. Les images ont un texte alternatif. Il y a un sitemap. C'est l'essentiel.

Là où le travail technique paie vraiment, c'est la vitesse, parce que c'est le seul facteur qui soit à la fois un signal de classement et la raison pour laquelle les visiteurs partent. Un site qui met six secondes en 4G perd des gens quelle que soit sa position.

Ce qu'il faut ignorer

  • La densité de mots-clés. Ça ne compte plus depuis très longtemps.
  • Acheter des liens. Au mieux de l'argent perdu, au pire une pénalité.
  • Publier un article par semaine sur rien. Un article vraiment utile bat douze articles creux.
  • La balise meta keywords. Google a arrêté de l'utiliser en 2009.

Au bout de combien de temps ça marche

Plus longtemps que ne l'admettra celui qui vous le vend. Des mois plutôt que des semaines, et les gains arrivent de façon irrégulière. C'est exactement pour ça que la publicité existe : elle remplit le planning pendant que le travail lent s'accumule. Quiconque promet des résultats SEO rapides les paie ou les invente.